Le professeur Milton Santos est né à Brotas de Macaúbas, dans la Chapada Diamantina de l’Etat de Bahia, le 13 mai 1926. Géographe et libre penseur brésilien, homme aimable, affable, fin, discret et combatif, il disait que le plus grand des courages aujourd’hui, c’est celui de penser, un courage qu’il a personnellement toujours eu.
Docteur honoris causa dans de nombreuses universités, lauréat du Prix Vautrin Lud - sorte de Nobel français de la géographie - en 1994, il a été professeur dans divers pays, suite à son exil prononcé par la dictature militaire en 1964. Il est l’auteur d’une quarantaine de livres et était membre, entre autres, de la Commission Justice et Paix de São Paulo.
Milton Santos a d’abord suivi des études de Droit, en 1948, à l’Université Fédérale de Bahia (UFBA). Il fut professeur à Ilhéus et Salvador, où il écrivit ses premiers livres, originaux et audacieux : « Le peuplement de Bahia » (1948), « L’avenir de la géographie » (1953) et « La zone du cacao » (1955).
En 1958, revenant de l’Université française de Strasbourg, avec le titre de Docteur en géographie - sous la direction de J.Tricart - il travaille au journal « A Tarde » et à la CPE, Commission de Planification Economique - Bahia, sorte d’anticipation de la SUDENE. Avec le Coup d’Etat militaire de 1964, il est emprisonné et doit s’exiler.
Pendant la période 1964-1977 il enseigne d’abord en France (Toulouse, Bordeaux, Paris-Sorbonne et IHESS), puis aux Etats-Unis (MIT), au Canada (Toronto), au Pérou (Lima), au Venezuela et en Tanzanie (Dar es Salaam), ne cessant de publier de nouveaux livres et de lutter pour ses idées.
De retour au Brésil, il enseigne d’abord à Rio de Janeiro, puis à São Paulo.
Il est mort d’un cancer en juin 2001.
Ce nouveau livre de Milton Santos traite de la globalisation comme fable, comme perversité et comme possibilité ouverte au futur d’une nouvelle civilisation planétaire.