Trois questions à Julian Mischi. Entretien pour les Nouvelles de Loire Atlantique. (N°884 du 28 janvier 2010)
Le nazairien Julian Mischi, docteur en science politique (EHESS), est chargé de recherche en sciences sociales à l’INRA (CESAER, Dijon). Il enseigne à Sciences-Po Paris et à l’université de Bourgogne et publie un nouveau livre : "Servir la classe ouvrière" aux Presses Universitaires de Rennes.
Michael Christofferson est un historien "à l’américaine" dans la grande tradition de Robert Paxton ("La France de Vichy"), dont il fut d’ailleurs l’étudiant. Dans ce livre, il écrit une véritable histoire sociale, politique et culturelle française en se donnant un objet, la critique de l’anti-totalitarisme, et un terrain, la gauche intellectuelle française dans la seconde moitié des années 1970
Si on peut comprendre qu’une cathédrale, par son architecture, ou même une petite cuillère, par son travail d’argenterie, puissent compter dans un patrimoine national, selon des critères d’ancienneté, d’esthétique, de valeur artistique ou culturelle, que penser de la borne Michelin qui figure sur la couverture du livre de Nathalie Heinich ? [2]
Unique en son genre, ce "Dictionnaire des lycées publics" est le premier livre à embrasser l’ensemble des réalités lycéennes à l’échelle d’une région. Initié en juillet 2007, il a vocation à valoriser le patrimoine historique et culturel des lycées publics de la région des Pays de La Loire.
Depuis la Révolution française, l’enseignement de l’histoire est associé à la construction d’une « identité nationale ». En prenant la forme d’un récit ethnocentré, l’histoire scolaire devait permettre l’intégration de tous les futurs citoyens de la République, quelles que soient leurs identités originelles, dans un ensemble politique unique.
Le goût pour le patrimoine est une véritable passion française. Loin d’être réductible à une politique d’État, il s’exprime quotidiennement, en tous lieux, et mobilise des amateurs qui en font l’objet de leur vie associative. Que font ces associations quand elles se saisissent du patrimoine ? En réalité, l’investissement autour du patrimoine est polymorphe, et la pluralité des usages sociaux est à la mesure de l’élargissement, sans limites perceptibles, de la notion. A la fois cadre de la mémoire, catégorie historique et esthétique, bien commun du groupe local, emblème territorial, dimension de l’action collective, le patrimoine est l’instrument d’un réaménagement de l’ordre du monde.
Tadashi Kawamata part de l’étude attentive du site (histoire, géographie, mode de vie des habitants) pour dessiner la nature de ses projets. Souvent c’est une passerelle – lien entre passé et présent, entre une population et une autre – qu’il conçoit en bois, son matériau de prédilection. Il crée ensuite une communauté de travail, un “melting-pot” aussi important que l’œuvre elle-même pour sa réalisation.
C’est l’histoire de la sous-préfecture et de l’arrondissement de Savenay que Jacques Javayon nous présente dans cet ouvrage. Savenay était le chef-lieu d’un des arrondissements les plus vastes de la France, s’étendant de Couëron à Piriac et de Saint-Nazaire à Pierric.
Tout à la fois politologue, historien, économiste et sociologue, Emmanuel Todd poursuit depuis des décennies une œuvre qui cherche à décrypter, non sans pertinence, les évènements du quotidien à travers les tendances du temps long de la démographie et de l’anthropologie contemporaines.
Étrange histoire que celle du lycée J. Prévert de Savenay ! Qui commence par les bâtiments en 1912, mais n’accède que difficilement et tardivement à son statut actuel de lycée.
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Histoire locale et sociale : Savenay & Saint-Nazaire
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OPML
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