Autres articles récents : |
De la ville sans banlieue à l’archipel périurbain
Dans sa dernière livraison la Revue Urbaine nantaise Place Publique publie un copieux dossier : « Jusqu’où la ville va-t-elle s’étaler ? » qui retient l’attention.
Le géographe Jean Renard, dans un article percutant, "De la ville sans banlieue à l’archipel nantais" , y montre comment l’étalement urbain autour de Nantes a pris une tournure très particulière. Il montre que cette ville initialement sans banlieue, est devenu en 40 ans une ville archipel dont le bassin de vie s’étend désormais jusqu’à la Vendée et au (...)
L’espace public
Jadis simple espace social et récréatif, l’espace public tient aujourd’hui un rôle central dans les programmes de rénovation urbaine.
Ce livre montre comment les espaces publics ont été privatisés et pourquoi les parcs publics, notamment à Paris et Salvador, deviennent des objets de consommation. Ou : comment les politiques publiques pour les seules classes moyennes accentuent la ségrégation sociale.
EXTRAITS
Présentation
|« Quel est le rôle rempli par l’espace public dans la ville contemporaine ? Comment (...)
Édouard Glissant :« Agis dans ton lieu, pense avec le monde ! »
Face à la mondialisation libérale qui « massacre les peuples » et uniformise les cultures, Édouard Glissant plaide pour une mondialité, en forme d’échanges « dont la loi ne serait plus le profit le plus éternel possible, mais les équilibres du " donner recevoir " ». Rencontre.
L’année 2006 a été marquée à la fois par un très vif débat sur la colonisation et l’esclavage et par la première journée de reconnaissance et de commémoration de la traite et de l’esclavage. Pourquoi cette violente résurgence des questions mémorielles (...)
La littérature du Nordeste brésilien
"Aimez-vous la géographie ?"
« J’écris ce livre parce que j’aime la géographie. » C’est par ces mots qu’Armand Frémont entame son ouvrage. Le ton est donné : écrit à la première personne sous la forme d’une chronique alerte, ce livre exprime une passion.
Fils de marin attendant les photos que son père envoyait de ses escales, enfant fasciné par les cartes, il a gardé intact son émerveillement. Professeur à l’université de Caen pendant vingt-cinq ans, directeur scientifique du CNRS, recteur à Grenoble puis à Versailles, il ne s’est pas contenté d’une (...)
"Portrait du Gulf Stream"D’emblée, E.Orsenna le dit : « je ne suis pas scientifique, mais promeneur ». Depuis toujours, cet académicien « aime d’amour les courants marins, ces fleuves cachés dans l’eau ». Il nous entraîne dans sa quête d’une réponse à cette « interrogation radicale » : le Gulf Stream est-il un imposteur ?. Afin de vérifier « que tous les courants du monde, qu’ils soient maritimes ou terrestres, ont des choses à nous dire. Sur la nature des chemins et sur le secret des origines », il nous invite à le suivre, par les (...)
Rogério Haesbaert : "Le mythe de la déterritorialisation"
O Mito da Desterritorialização
Ed. Bertrand Brasil, 2004
" Les acteurs, ces oubliés du territoire "
EXTRAITS :
|- Habitant + Usager + Citoyen = HUC
Le résultat des recherches sur la métropolisation permettent d’éclairer la relation entre les individus et le territoire. Les acteurs combinent trois fonctions indissociables : " chaque individu est à la fois habitant, usager et citoyen (HUC), il s’agit d’un acteur tricéphale ". Ainsi chacun s’approprie respectivement un domaine : l’habitant un espace, l’usager des services (au sens large du terme) et le citoyen les capacités de contrôle des biens publics (...)
Dans cet article R.Lajarge redonne toute sa place à la dimension sociale de la production politique des territoires. Soulignant le caractère pluriel de la recomposition territoriale, à haute densité d’acteurs et de projets, il montre qu’elle ne peut plus être ce grand geste de l’Etat démiurge redessinant la France, d’une modernité à l’autre, mais bien le champ des multiples projets collectifs, jamais figés.
EXTRAITS :
|Décrire les recompositions territoriales relève tout autant de l’analyse des héritages (...)
Rogério Haesbaert : "Territoires alternatifs"
INTRODUCTION :
Traduction * d’un article publié, à l’origine, dans Jornal do Brasil, Rio de Janeiro, le 21 mars 1987.
LE POUVOIR DES CARTES : Brian HARLEY et la cartographie
Extraits :
Discours cartographique et idéologie
|La façon dont les cartes en sont venues à faire partie d’un système de signes politiques a été largement guidée par leur création par les élites ou des groupes et des individus puissants. Ainsi les cartes ont elles favorisé un discours inégal. Les flèches idéologiques ont été largement tirées dans un seul sens, au sein des sociétés, des puissants vers les faibles. A la différence de la littérature, de l’art ou de la musique, l’histoire sociale des cartes ne paraît pas (...)
"Agir local, penser global : les citoyens face à la mondialisation"
ATTAC, Coll. Mille et une nuits n°32, 110 p., 10F.
EXTRAITS :
|Une des principales mystifications de l’idéologie globaliste néolibérale est de vouloir faire croire que le monde est devenu le local des individus les plus "technobranchés". Tirée de la trop fameuse réalité d’une planète boursière qui spécule à peu près sans interruption, en passant d’une place financière à une autre en même temps que le soleil tourne, l’image d’un monde comme lieu unique, village planétaire, local ultime, est une négation de la géographie, qui (...)
Jean-Paul Ferrier propose les premières esquisses d’une théorie géographique de la métropolisation. Dans son article, nourri de très nombreuses références, l’auteur place le système(M°Û m°) comme réalité spatiale actuelle, où (M°) représente la mondialisation, système techno-spatial qui transforme le monde et (m°), la réalité territoriale correspondante, désignée sous le terme de métropolisation. Selon lui, la théorie géographique de la métropolisation permet le recadrage du fait urbain contemporain, de son extension et de sa (...)
La bataille du territoire
Sous l’effet des nouvelles technologies, les frontières s’effacent ou sont mises en question. Le territoire, figure de l’unité politique, est menacé : un espace global transactionnel s’impose comme support de l’économie-monde. Parallèlement et en réaction, les lieux, l’identité, les traditions retrouvent cependant vigueur. Un espace patrimonial se redessine. Cet ouvrage décrit et analyse la rencontre parfois violente de ces deux mondes et de leurs acteurs.
EXTRAITS
|L’Espace transactionnel des échanges
La (...)
Le défi métropolitain
« Une étude sur la problématique socio-spatiale dans les métropoles brésiliennes »
Ed. Bertrand Brasil, 2000
EXTRAIT *
" Le contrat géographique ou l’habitation durable des territoires " Entretien avec Jean-Paul Ferrier Sciences humaines n°98 - Octobre 1999 (extraits)
Cartographie et rôle des géographes dans l’éducation critique à la conscience territoriale|Mais ce rôle prépondérant s’est accompagné d’une aura d’infaillibilité totale, qui débouche parfois sur des excès. Le phénomène s’est encore accentué avec l’avènement de la cartographie assistée par ordinateur qui associe deux outils souvent perçus comme parfaits : la carte et l’ordinateur. Pourtant, et paradoxalement ce respect pour la carte et pour le rôle important joué par elle s’est développé en excluant les géographes. Il seraient bon pour eux de sortir de l’anonymat et de valoriser l’information géographique auprès des (...)
" Le monde du géographe "
|- Avant-propos
« L’implication des sciences dans la cité n’a cessé de grandir. Même la géographie, handicapée par son image scolaire, a été sollicitée dans l’aménagement du territoire comme dans les relations internationales. Heureusement elle avait progressé sous ces aiguillons, s’était diversifiée et ouverte considérablement, échappant au carcan de l’école et de la reproduction du savoir. Mais les réflexions sur sa nature sociale et politique ou sur les conditions et les limites de sa scientificité sont confinées à des (...)
Les territoires du quotidien
Extraits :
|« Une méthode de repérage et d’analyse des territoires du quotidien qui s’efforce d’ancrer dans un corpus théorique solide. Il s’agit d’une démarche dialectique, résolument structuraliste, n’ignorant ni les vertus (occasionnelles) de l’analyse systémique, ni celles, plus constantes, de l’humanisme phénoménologique ». (P.13)
« Nous ne sommes nullement gêné par la juxtaposition opératoire de concepts d’origine tantôt idéaliste, tantôt matérialiste ; car nous estimons qu’une grande partie du mystère des rapports (...)
« l’Homme, la Société, l’Espace »