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GEOGRAPHIE CRITIQUE / Publications géographiques

Le Sillon de Bretagne
Eléments d’une conférence

mercredi 9 octobre 2002 par J-Yves Martin

Conférence-débat
avec le concours du Photo-Club de Savenay
Mercredi 9 octobre 2002
Salle de conférence du Lycée Jacques Prévert à Savenay

Voir : une version mise à jour de cette conférence en 2007

LE SILLON DE BRETAGNE

De l’espace flou au territoire citoyen

Plan de la conférence


-  Introduction : des représentations aux réalités, approches géographiques.
-  1 - DEFINITIONS TOPOGRAPHIQUE ET GEOLOGIQUE

-  2 - MUTATIONS DES VALEURS PAYSAGERES

-  Diaporama

-  3 - NOUVELLES DONNES DE LA RECOMPOSITION TERRITORIALE

  • a - Données nouvelles du recensement de 1999 : le "Tiers-Espace" (Vanier, 2002) des "navetteurs"
  • b - Cadre législatif de la supracommunalité et recomposition des territoires, en France et en Loire-Atlantique (Renard, 2000)
  • c - Le "Sillon de Bretagne" dans la recomposition territoriale

-  Conclusion : Vers un nouveau "contrat territorial" (Ferrier, 1998) ?


Une photographie aérienne en "vraies couleurs"

Le Sillon de Bretagne est assurément plus qu’un modeste relief dont les caractéristiques topographiques et les origines géologiques peuvent être d’abord rappelées. Il nécessite cependant d’autres approches... Car, au-delà de ce substrat physique, il est aussi espace produit, perçu et vécu au quotidien par ses habitants, dans leurs multiples pratiques et déplacements de travail, de chalandise, de loisirs sportifs et/ou culturels. Avec « La Presqu’île », Julien Gracq - géographe romancier - nous incitera, ensuite, à sa (re)lecture paysagère, à partir de photographies récentes.


Julien GRACQ : LA PRESQU’ÎLE (Extraits)

"Tant de mains pour transformer ce monde, et si peu de regards pour le contempler !"

1 - « Il mit sa petite voiture en route, et commença à remonter la rampe qui mène à la ville. Brévenay n’est qu’une gare d’embranchement, allongée au pied d’un talus assez raide. La bourgade qui lui prête son nom s’accote à mi-pente, entre une laide église à dôme, en haut, et en bas les murs les murs de soutènement de ses jardinets grêlés d’escarbilles ; du matin au soir les convois lui soufflent d’en bas leur charbon noir. Une espèce de pesanteur l’a vidée vers la gare de toute sa consistance ; ses maisons grises et vieilles, étalées pour prendre le soleil, regardent tristement se coller contre elles l’espalier des fumées.

Tout en gravissant la rampe à petite allure, Simon, de temps en temps, jetait un coup d’œil par dessus l’écheveau des voies qui se desserrait ; très loin, derrière les prairies plates, on devinait maintenant la nappe du grand fleuve qui s’élargissait vers la mer ; une gaze de brume rousse qui le cachait à moitié mouillait d’une nacrure tendre les buissons de réservoirs à pétrole de la raffinerie (...) Par dessus les bâtiments de la gare, il chercha des yeux, à travers la brume de chaleur, la torche jaune de la raffinerie, et soudain il l’aperçut, tordant dans le vent qui la rabattait, comme un bout d’un mât de pavillon, sa somptueuse écharpe de suie bouillonnée. « Le vent tient, pensa-t-il, il fera beau » [P.41-42]

2 - La carte routière écourta le déjeuner ; les itinéraires le fascinaient ; c’était un avenir clair et lisible qui pourtant restait battant, une ligne de vie toute pure et encore non frayée qu’il animait d’avance et faisait courir à son gré au travers des arborisations des chemins. La presqu’île qu’il allait traverser, avec ses îlots de terres basses mangées de toutes parts par les marais, était l’ancien pays de ses vacances d’enfant - mais ces semaines qu’il passait contre le bord même des vagues, sans plus s’en décoller qu’une mouche de sa vitre (...) n’avaient guère laissé de place aux excursions dans les friches mornes de l’intérieur. Quand il y pensait, son imagination se les représentait toujours hostilement comme une Terre Gâte, un pays muet, prostré dans sa disgrâce, et que devait toucher une espèce d’anathème, puisque, créé à quelques lieues à peine de la mer, il avait dû se dessécher loin d’elle sans jamais la voir » [p.50-51].

3 - « Dès que la voiture eut passé la crête, son humeur commença à s’éclaircir. Le soleil avait reparu. Tout au fond, là où s’annonçait le carrefour de la route de Bretagne, une station-service barrait la perspective de son bungalow colonial badigeonné de blanc-gras et faisait onduler dans le vent ses oriflammes : le climat éventé et claquant des vacances flamboyait là tout-à-coup, comme une arrière saison préservée et encore jeunette, au milieu du bocage qui roussissait par plaques » [p.46]

« Sur la grande route de Bretagne, dans ce début d’après midi sans vent et sans nuage, il n’y avait guère, jusqu’à Pont-Réau, d’autre distraction à attendre que de faire corps avec le ronflement porteur de la voiture (...) La route était faite de lignes droites uniformes bordées de chênes et de marronniers déjà jaunis par septembre (...) Sur la gauche, par la coulée des vallons, on apercevait derrière la crête qui surplombait la route les prairies mouillées qui longeaient l’estuaire. La brume s’était levée sur le lavis trempé du matin et la torche de la raffinerie rapetissait dans l’air sec (...) Il s’interrogea un moment sur ce qu’il faisait là, processionnant le long de cette chaussée ronflante de grand trafic aux horizons vides, tournant le dos à Brévenay » [p.53-54].

« Tout grand paysage est une invitation à le posséder par la marche ; le genre d’enthousiasme qu’il communique est une ivresse du parcours » (En lisant en écrivant).


Une image satellitaire en "fausses couleurs"

Légende : L’estuaire de la Loire (Loire-Atlantique, France). Composition en fausses couleurs (XS3=rouge, XS2=vert, XS1=bleu) d’une image du satellite SPOT-2 (Scène 32-254) acquise le 20 août 1993. On distingue aisément :

  • dans les teintes rouges, l’extension des zones humides de la plaine estuarienne et, au NW, les marais inondables de la Brière (Parc Naturel Régional de Brière -B) ;
  • dans les teintes bleues, le rôle de la profondeur (situation de basse mer) et du panache de turbidité (A) ;
  • dans les teintes les plus claires, les remblais établis dans les zones humides, pour le développement industriel de l’estuaire (R).

Enfin, on signalera l’orientation du cadre morphologique : exemple, l’escarpement tectonique du Sillon de Bretagne (angle NE de l’image - SB).

N = Nantes ; SN = Saint-Nazaire, LB = La Baule.

Source : http://glaucus.fcien.edu.uy/pcmya/ecos/loire1fr.html

-  LE SUBSTRAT : UNE DÉFINITION TOPO-GÉOLOGIQUE

Le Sillon de Bretagne est, de Saint-Roch à Saint-Etienne de Montluc, un relief rectiligne, orienté NO-SE, qui passe par Savenay. Malgré la modestie de son dénivelé - guère plus de 80 mètres - il constitue assurément l’élément structurant de la géographie locale séparant, de part et d’autre du coteau, marais estuarien et plateau nantais. Il s’agit, en fait, d’un escarpement de faille, associé à la zone de cisaillement sud armoricaine (ZCSA) longeant, du Finistère à la Vendée, tout le sud de la Bretagne. Formée il y a 300 millions d’années cette ligne de faille a connu plus récemment - entre 25.000 à 50.000 ans !... - plusieurs rejeux verticaux. Quelques témoins de ce substrat géologique s’offrent à l’observation dans les tranchées, affleurements et carrières.

Le Sillon de Bretagne est l’appellation locale d’une forme de relief rectiligne qu’on retrouve, en fait, depuis le Finistère jusqu’à la Vendée. Mais, afin d’éviter certaine confusion courante, il apparait d’autant plus nécessaire de bien opérer à son propos la distinction entre le relief (topographique) et sa structure (géologique), essentiellement marquée par la présence de la dite ZCSA (Zone de Cisaillement Sud-Armoricaine).

- Définition topographique

Le Sillon de Bretagne est un relief en forme d’escarpement rectiligne, situé entre Saint-Roch et Saint-Étienne de Montluc, qui constitue la bordure d’un groupe de collines d’altitude modeste (80 à 100 mètres), appelé parfois plateau Nantais, situé entre Redon et Nantes. L’altitude y est plutôt faible, comparée à celle d’autre reliefs du Massif Armoricain comme les Monts d’Arrée (le Signal de Toussaines, 384 mètres, point culminant de la Bretagne) ; le Mont Saint-Michel-de-Brasparts (382 mètres) ; le Méné-Bré (302 mètres) ; le Signal de Bel-Air (340 mètres) ; les Montagnes Noires (Toul-al-Laeron, 326 mètres) ; le Menez-Hom (330 mètres) et, même, plus proches, les Landes de Lanvaux dont l’altitude maximum atteint les 175 mètres. Ce n’est donc pas de ce coté qu’il faut chercher l’importance qu’on veut bien lui accorder. Si on effectue une coupe topographique en son travers, selon un tracé SO-NE, on trouve toujours à peu près partout et à quelques détails près, les éléments suivants, une sorte de modèle (voir coupe 1) :

-  Des terres basses entre 0 et 5 m. d’altitude. Des marais drainés par un réseau de canaux dont les collecteurs principaux sont nommés étiers. Ces marais n’excluent cependant pas des affleurements rocheux un peu plus élevés, espaces occupés par des bois, de "gagneries" ou des hameaux.
-  Entre les courbes de niveau 5 m et 25 m le pied de l’escarpement est formé d’un alignement de collines, qu’on qualifierait volontiers de Piedmont, n’était la modestie du relief les surplombant.
-  Entre 25 m. et 50 m. se trouve la pente la plus forte d’un coteau assez abrupt dont le sommet offre un effet de promontoire avec, souvent, de beaux points de vue sur les marais et l’estuaire de la Loire.
-  Au dessus de 50 m. un replat de quelques centaines de mètres de large et qui s’élève jusqu’à 70 - 80 mètres le long de la RN165 et constitue ainsi une sorte de "ligne de faîte" du Sillon de Bretagne.
-  Ensuite, vers le N-E, l’altitude décline peu à peu, vers le bassin de Campbon, sorte de "revers", bien que ce terme ne soit généralement associé qu’au relief de cuesta.

Ce coteau rectiligne est assez réguliérement creusé par des vallons transversaux, occupés par des ruisseaux le plus souvent temporaires. Certains restent champètres, comme les Camaldules de Prinquiau, d’autres sont urbanisés comme la vallée Mismi à La Chapelle-Launay [1] ou la vallée du Pontreau à Savenay, alors que la vallée Mabille à Savenay, occupée par le lac, à une vocation touristique plus affirmée.

Le chemin de grande randonnée GR 3 relie la station balnéaire de La Baule au Mont-Mézenc (Haute-Loire) dans le Massif Central. Venant ainsi de la Brière il aborde le Sillon de Bretagne à hauteur de Saint-Roch et le parcourt ensuite sur une trentaine de kilomètres, jusqu’à Saint-Etienne de Montluc, avant d’obliquer vers la vallée de l’Erdre, en direction d’Angers et du val de Loire.

Sur le Sillon, son tracé a été récemment revu, afin qu’il emprunte des sentiers de randonnée mis en place par les associations et les communes, notamment à la Chapelle-Launay. De sorte que le Sillon de Bretagne, sous cette appellation locale donc, correspond exactement à la portion de l’escarpement sud-Armoricain parcouru par le GR3.

Plus qu’un simple relief, il est donc aussi un espace pratiqué, à pied ou en VTT.

- Définition géologique

Il s’agit, en fait, d’un escarpement de faille, associé à la zone de cisaillement sud armoricaine (ZCSA) longeant, du Finistère à la Vendée, tout le sud de la Bretagne. Formée il y a 300 millions d’années cette ligne de faille a connu plus récemment - entre 25.000 à 50.000 ans !... - plusieurs rejeux verticaux. Quelques témoins de ce substrat géologique s’offrent à l’observation dans les tranchées, affleurements et carrières.

-  L’identité territoriale du Sillon de Bretagne


Arthur YOUNG : "VOYAGES EN FRANCE PENDANT LES ANNEES 1787, 1788, 1789"

Septembre 1788

" Jusqu’à la Roche-Bernard, des landes, des landes, des landes !

Des collines près de Saint-Nazaire, on a une belle vue de l’embouchure de la Loire ; mais des rives trop basses lui enlèvent l’air de grandeur que des promontoires élevés donnent au Shannon. A droite, à l’infini, se gonfle le sein de l’Atlantique.

Savinal (Savenay) est le séjour de la misère.

Rencontré un essai d’amélioration au milieu de ces déserts, quatre bonnes maisons de pierre et quelques acres recouverts de pauvre gazon, qui cependant avaient été défrichés ; mais tout cela est redevenu presque aussi sauvage que le reste. Je sus ensuite que cette amélioration, comme on l’appelle, avait été tentée par des Anglais aux frais d’un gentilhomme qu’ils avaient ruiné aussi bien qu’eux-mêmes. Je demandai comment on s’y était pris. Après un écobuage, on avait fait du froment, puis du seigle, puis de l’avoine. Et toujours, toujours il en est ainsi ! Les mêmes sottises, les mêmes bévues, la même ignorance ; et puis tous les imbéciles du pays ont été dire, comme ils le disent encore, que ces déserts ne sont bons à rien.

A mon grand étonnement je vis, chose incroyable, qu’ils s’étendaient jusqu’à trois milles de la grande ville commerciale de Nantes : voilà un problème et une leçon à méditer, mais pas à présent.

Après mon arrivée, je suis allé de suite au théâtre, construit tout récemment en belle pierre blanche. La façade a un superbe portique de huit colonnes corinthiennes fort élégantes ; quatre autres en dedans séparent ce portique d’un vestibule majestueux. A l’intérieur, ce n’est qu’or et peinture, le coup d’oeil d’entrée me frappa grandement. La salle est, je crois, deux fois aussi grande que celle de Drury-Lane et cinq fois plus magnifique. Comme c’était un dimanche, la salle était comble.

Mon Dieu ! m’écriai-je intérieurement ; est-ce à un tel spectacle que mènent les garennes, les landes, les déserts, les bruyères, les buissons de genêt et d’ajonc et les tourbières que j’ai traversés pendant 300 milles ? Quel miracle que toute cette splendeur et cette richesse des villes en France n’aient aucun rapport avec l’état de la campagne ! Il n’y a pas de transitions graduelles : la médiocrité aisée et la richesse, la richesse et la magnificence. D’un bond vous passez de la misère à la prodigalité, de mendiants dans leur hutte de boue à Mademoiselle Saint-Huberti, dans des spectacles splendides à 500 liv. par soirée ( 21 liv. st. 17 sh. 6 d. ). La campagne est déserte, ou si quelque gentilhomme l’habite, c’est dans quelque triste bouge, pour épargner cet argent, qu’il vient ensuite jeter dans les plaisirs de la capitale. — 20 milles.

Nantes est aussi enflammé pour la cause de la liberté qu’aucune ville de France ; les conversations dont je fus témoin m’ont fait voir l’incroyable changement qui s’est opéré dans l’esprit des Français, et je ne crois pas possible pour le gouvernement actuel de durer un demi-siècle de plus, si les talents les plus éminents et les plus courageux ne tiennent le gouvernail. La révolution d’Amérique en entraînera une autre en France, si le gouvernement n’y prend garde."


Ainsi ce relief, aussi modeste soit-il, a donc fait historiquement l’objet d’une appropriation en évolution accélérée depuis environ deux siècles. Partant d’une différenciation des mises en valeur agricoles, les paysages ruraux opposant jadis marais et landes, tendent de plus en plus à se rapprocher, sous le double effet du remembrement et de l’étalement des zones de péri-urbanisation. Dans la superposition des zones d’influence des agglomérations de Nantes et de Saint-Nazaire, les « nouvelles campagnes » de résidence (« mitage » d’abord, puis lotissements), profitent à la fois des atouts paysagers et des espaces de loisirs et de détente : lac, camping, golf, randonnées...


Ce tableau se lit de la manière suivante : les chiffres en positif au croisement de deux communes indiquent une augmentation des "navetteurs" d’une commune à l’autre au cours des années 90. Les chiffres négatifs indiquent au contraire une baisse.

On voit qu’une diagonale (en rouge) montre que les résidents du canton vont de moins en moins travailler dans une autre commune du canton. Par contre, les agglomérations de Saint-Nazaire et surtout de Nantes, attirent de plus en plus ces "navetteurs" quotidiens. Le canton de Savenay, perché ou à cheval sur le Sillon de Bretagne, devient de plus en plus nettement un canton périurbain dortoir.


Conclusion

Aujourd’hui, le Sillon de Bretagne constitue l’objet de divers enjeux territoriaux. S’il demeure un fort trait d’union entre pays nantais et Bretagne, en tant qu’orienteur et support des axes de communication terrestres (voie ferrée, routes et, bientôt, autoroutes), dans quelle mesure est-t-il encore une limite - culturelle, sociale, voire politique - entre estuaire et plateau ? Et, entraîné dans la logique métropolitaine estuarienne de la Basse-Loire, peut-il véritablement assumer, pour un territoire pertinent et légitime de vie autocentrée, ce rôle de marqueur spatial fort d’une identité locale qu’on s’efforce désormais de lui faire jouer ? Et devenir ainsi la base d’un sentiment d’appartenance dans le cadre d’un contrat territorial en cours de redéfinition par l’émergence d’une intercommunalité qui se cherche à plusieurs échelles ?

De plus en plus sollicité comme marqueur identitaire local, ne serait-ce qu’avec son seul nom, il devient aujourd’hui, dans l’intercommunalité en construction à plusieurs échelles (Loire et Sillon, SCOT), l’objet d’enjeux citoyens plus complexes.


-  Bibliographie :

  • BAILLY, Antoine, SCARIATI, Renato, 1990, L’Humanisme en Géographie, Anthropos.
  • BEAUCHARD, Jacques, 1999, La bataille du territoire, mutation spatiale et aménagement du territoire, L’Harmattan.
  • BROSSEAU, Marc, 1996, Des romans-géographes, Essai, L’Harmattan
  • CHAUVET, Alain, 1987, Porte Nantaise et Isolat Choletais, Essai de géographie régionale, Hérault-Editions.
  • DI MEO, Guy [Dir.], 1996, Les territoires du quotidien, L’Harmattan
  • DI MEO, Guy, 1998, Géographie sociale et territoires, Nathan
  • FERRIER, Jean-Paul, 1998, Le contrat géographique ou l’habitation durable des territoires (Antée 2) - Ed. Payot.
  • GRACQ, Julien, 1970, La Presqu’Île, José Corti.
  • GUMUCHIAN, Hervé, 1991, Représentations et Aménagement du Territoire, Anthropos
  • KLEIN, Juan-Luis, LAURIN, Suzanne, 1998, L’éducation géographique, Formation du citoyen et conscience territoriale, Presses de l’Université du Québec.
  • LACOSTE, Yves, 1976, La géographie, ça sert, d’abord, à faire la guerre, Maspéro
  • LACOSTE, Yves, 1990, Paysages politiques, Livre de Poche.
  • LEVY, Jacques, 1994, L’espace légitime, sur la dimension géographique de la fonction politique, Presses de la Fondation nationale des Sciences Politiques.
  • MARTIN, Jean-Yves, 1999, Mondialité et identités, La Pensée, n°319, Juillet-Août-Septembre 1999, p.75-84
  • PUMAIN, Denise et SAINT-JULIEN, Thérèse, 1997, L’Analyse spatiale, A.Colin.
  • RENARD, Jean, 2000, Les espaces flous entre agglomérations et pays : l’exemple de la Loire-Atlantique. fichier PDF sur le site de la communauté urbaine de Nantes http://www.nantes-metropole.com
  • SALEM, Gérard, 2001, De l’espace à la société, et de la société au territoire, l’explication en géographie, in : Explications en géographie, Démarches, stratégies et modèles, SEDES.
  • VANIER, Martin, 2002, "Recomposition territoriale : la voie française", in : L’Information géographique, volume 25, Juin 2002, p.99-112.

-  CARTES

  • Topographique : IGN, Savenay, 1/25.000.
  • Géologique : MARCHAND J., BOSSIERE G. et SELLIER D. , 1989, Carte géologique de la France à 1/50.000, SAVENAY, Editions du BRGM, Orléans.

NB : Cette conférence a été refaite, en 2004, à Malville :

"Le Sillon de Bretagne, une curiosité à découvrir"

Ouest-France du 20 août 2004

L’office du tourisme Loire et Sillon de Savenay, dans le cadre de ses animations estivales sur le canton, présentait mardi soir, au café-théâtre de l’espace Thalweg, une conférence sur le thème « le Sillon de Bretagne, paysages et identité ».

Devant une trentaine de personnes, Jean-Yves Martin, professeur de géographie au lycée Jacques Prévert de Savenay, a tenté d’apporter une réponse à cette double question. Par la géographie, la topographie, il a précisé le contour de cet escarpement de 25 à 30 km de longueur qui partirait de la Butte Sainte-Anne à Nantes, pour s’achever vers Pontchâteau. Plus largement, il s’agit d’une faille, dans une zone sismique, qui culmine à près de 90 m et qui marque le paysage du canton avec ses marais.

L’informatique ayant fait des siennes, le conférencier a dû pallier, par la parole, la non-projection de différents documents et cartes.

Grâce à un diaporama, présenté par Jean-Pierre Guillet, du Photo-club de Savenay, le public a pu se rendre compte de l’importance de la verdure et des bois, de l’urbanisation qui s’y est développée au fil des années, des particularités avec le passage du GR3, de ses carrières.

Le débat qui a suivi aura sans doute permis de combler le déficit de réflexion sur ce thème, la discussion aura démontré que la géographie était toujours aussi passionnante.

[1] Pendant l’occupation, la vallée Mismi était un lieu de repos pour les soldats allemands de la forteresse sous-marine de Saint-Nazaire

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