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L’espace vécu des lycéens
Analyse et commentaire du "réferentiel" issu des "cartes mentales" des élèves du lycée
Sur la méthode des "cartes mentales" lire
Si beaucoup de cartes, telles qu’elles ont été dessinées individuellement, paraissent très élémentaires - et parfois un peu décevantes - par contre il est vrai que le décompte statistique plus systématique des éléments dessinés ou nommés sur l’ensemble des cartes s’avère riche d’enseignements sur l’espace vécu au quotidien par les élèves à l’intérieur du lycée et dans ses abords proches.

Généralement, on y souligne volontiers que « les murs extérieurs du lycée sont en pierres », une manière de rendre hommage à la belle qualité des bâtiments républicains hérités de l’ex-Ecole Normale d’instituteurs.
Dans le bâtiment A [1], vient loin en tête des dessins et des citations, le self-service de la cantine scolaire, un passage incontournable et quotidien pour la majeure partie des élèves. Au nombre des nominations, il l’emporte même sur les salles de classes de ce bâtiment : le lycée semble ainsi tout autant un endroit où l’on mange, qu’un lieu où l’on apprend. Comme pour confirmer cette priorité, le CDI et moins encore la salle multimédia, sont certes parfois cités, mais peu situés, bien moins massivement que la cantine. La cour d’honneur est jugée « très agréable » et y sont même souvent dessinés et nommés les parterres, l’herbe des pelouses, les arbres, mais nettement moins la verrière, désignée tout de même une fois sous le nom de « patio ».
Dans le bâtiment B [2] la cour, les couloirs, la cafétéria et le hall des élèves, sont des lieux de prédilection, alors que d’autres endroits sont également souvent situés et cités : le guichet des surveillants et le bureau de la conseillère principale d’éducation, la cour, avec ses bancs, et même les salles de permanence. Pourtant ce bâtiment est jugé « monotone, mais il y a un endroit convivial qui est la cafétéria ». Un autre lieu du même type est aussi très souvent évoqué : le hall. Les salles de cours y sont mieux identifiées que dans le bâtiment A, du fait de leur spécialisation : scientifiques, langues ou histoire-géographie.
Hors les murs du lycée, les espaces extérieurs semblent souvent compter plus que ceux faisant partie de l’établissement même : la route, les aubettes, la cabine téléphonique.
La rue Joseph Malègue - qualifiée généralement de Route - apparaît bien comme l’axe central, voire principal, de l’espace des lycéens. Aucun dessin ne l’ignore. Moins qu’un facteur de la coupure en deux du lycée, elle en paraît même plutôt la colonne vertébrale. La contrainte de sa traversée fréquente n’apparaît que sous la forme du passage pour piétons, un « dos d’âne » qui n’empêche d’ailleurs pas le danger puisque « la vitesse limité à 30 km/h n’est pas respectée ».
Un élément apparemment anodin, mais qui s’avère essentiel, vient encore souligner l’importance de la rue dans l’espace du lycée : la murette devant chacun des bâtiments est un endroit très prisé par les élèves pour « la pause à midi ou pendant la récré ».
L’environnement proche du lycée n’est pas non plus totalement négligé. Sont plus volontiers cités le supermarché voisin Super-U, ou le café des lycéens, le bar-tabac du Cheval Blanc, ainsi que le gymnase municipal, qui est situé hors de l’enceinte du lycée.
Ce sont donc surtout les espaces de transit ou de bref séjour, le matin ou le soir, en lien avec l’attente des cars scolaires, ou lors des inter-classes et des récréations, qui sont plébiscités : cours, porche, entrée, couloirs, rue, murette, aubettes, etc.
Ainsi le lycée n’est-il pas seulement - comme chacun sait - très ouvert, mais l’espace vécu par les lycéens apparaît lui-même principalement comme un espace dynamique, tourné vers l’extérieur, et bien davantage que centré sur ce qui est, en principe, sa fonction première : a savoir l’enseignement dans les salles de classes. Mais peut-être serait-il intéressant d’examiner, de la même manière, ce que peut être l’espace vécu des professeurs ?
Je reconnais ici le TPE effectue en 1ere ES.. tres interessant de voir qu’a notre niveau on pouvait deduire et analyser de telles choses !