
"Pas de savoir sans critique du savoir et sans savoir critique"
Henri Lefebvre, La production de l’espace, 1974
Une nouvelle religion est née, laïque, démocratique et climatologique. Elle a son catéchisme : "Le changement climatique est réel. Nous, humains, en sommes les coupables. L’apocalypse est pour demain. Nous pouvons et nous devons sauver la planète. Il s’agit d’une véritable guerre. Elle doit être déclenchée immédiatement". Cette religion a ses grands prédicateurs, télé-évangélistes renommés et fortunés, tels A.Gore, N.Hulot et Y.Arthus-Bertrand. Mais elle a aussi ses hérétiques, appelés "climato-sceptiques", promis à la fosse aux lions médiatique. Claude Allègre, qui vient de publier un nouveau livre sur ce sujet ("l’imposture climatique, ou la fausse écologie" [2]) n’est que l’un d’entre-eux, certes très médiatisé, mais il est loin d’être le seul.
Nantes connaît, depuis plusieurs décennies, d’importants changements urbains. Cette construction territoriale impulsée par la ville, qui s’élargit à la CUN et à la métropole du SCOT, est porteuse d’enjeux multidimensionnels. Les auteurs de cette étude, sous la direction de Laurent Devisme, se proposent d’examiner la façon dont s’imbriquent, dans la grande à la petite fabrique de la ville, les stratégies, les volontés exprimées, les intentions politiques et l’ordinaire de l’action de terrain. Avec cette question : existe-t-il "un urbanisme à la nantaise" ?
Henri Lefebvre (1901-1991) est le sociologue français dont les œuvres sont les plus traduites dans le monde. Aujourd’hui, un retour s’opère à la pensée d’H.Lefebvre, un mouvement mondial : un cinquantaine d’ouvrages sont parus sur lui ces dix dernières années, en anglais, allemand, espagnol, portugais et… coréen. Les géographes, bien que pris par les auteurs comme exemple de lecteurs "contingents" de Lefebvre, sont partout - à part en France - les plus actifs de ses redécouvreurs.
Trois questions à Julian Mischi. Entretien pour les Nouvelles de Loire Atlantique. (N°884 du 28 janvier 2010)
Le nazairien Julian Mischi, docteur en science politique (EHESS), est chargé de recherche en sciences sociales à l’INRA (CESAER, Dijon). Il enseigne à Sciences-Po Paris et à l’université de Bourgogne et publie un nouveau livre : "Servir la classe ouvrière" aux Presses Universitaires de Rennes.
Michael Christofferson est un historien "à l’américaine" dans la grande tradition de Robert Paxton ("La France de Vichy"), dont il fut d’ailleurs l’étudiant. Dans ce livre, il écrit une véritable histoire sociale, politique et culturelle française en se donnant un objet, la critique de l’anti-totalitarisme, et un terrain, la gauche intellectuelle française dans la seconde moitié des années 1970
Cet ouvrage original et pionnier offre au lecteur un éventail des théories qui accordent au territoire spécifique à l’existence humaine une place essentielle. Ainsi, une vingtaine de philosophes du XXe siècle – Simmel, James, Bergson, Heidegger, Weil, Bachelard, Merleau-Ponty, Arendt, Jonas, Wittgenstein, mais aussi Lefebvre, Derrida, de Certeau, Levinas, Foucault, Deleuze et Guattari, Maldiney, Nancy, Sloterdijk – se trouvent présentés par de jeunes philosophes et de plus anciens, tous confirmés.
Serge Galam, physicien, directeur de recherche au CNRS et membre du Centre de Recherche en Épistémologie Appliquée (CREA) à l’Ecole Polytechnique, nous fait part de ses réflexions sur le réchauffement climatique. Pour lui, la culpabilité de l’homme dans le réchauffement climatique n’est pas scientifiquement prouvée. Il nous explique pourquoi.
Si on peut comprendre qu’une cathédrale, par son architecture, ou même une petite cuillère, par son travail d’argenterie, puissent compter dans un patrimoine national, selon des critères d’ancienneté, d’esthétique, de valeur artistique ou culturelle, que penser de la borne Michelin qui figure sur la couverture du livre de Nathalie Heinich ? [4]
Vingt universitaires prestigieux ont lancé, dans Le Journal du dimanche du 6 décembre, un appel contre la suppression de l’histoire-géographie en classe de terminale scientifique prévue par la réforme du ministre de l’éducation nationale, Luc Chatel. Dans la liste figurent principalement des historiens, rejoints par des philosophes, des artistes, un démographe et même un psychiatre, mais aucun géographe : ce silence est pour le moins troublant.
Unique en son genre, ce "Dictionnaire des lycées publics" est le premier livre à embrasser l’ensemble des réalités lycéennes à l’échelle d’une région. Initié en juillet 2007, il a vocation à valoriser le patrimoine historique et culturel des lycées publics de la région des Pays de La Loire.