
"Pas de savoir sans critique du savoir et sans savoir critique"
Henri Lefebvre, La production de l’espace, 1974
Ce livre paru en 2008, n’a rien perdu de son actualité depuis, bien au contraire. Il mérite d’être lu et médité, même s’il faut d’abord passer outre à certaines de ses caractéristiques.
Climatologue et membre du GIEC, Hervé Le Treut revient sur la difficulté à mesurer aujourd’hui la réalité d’un réchauffement climatique dont les principaux effets restent à venir.
Ce livre constitue les Actes d’un colloque tenu sous ce titre à Grenoble, les 7 et 8 juin 2007. Il s’y posait, selon son organisateur, Martin Vanier, des questions à la fois disciplinaire (géographie), internationale (mondialisation), de l’action (publique) et prospective (théorique), « pour un même objet, concept, champ ou paradigme », écrit-il dans l’introduction.
Les indices élevés de popularité de Lula impressionnent tous les analystes politiques. L’indice d’approbation "excellent" ou "bon" de son gouvernement atteint les 80% dans toutes les catégories sociales, économiques et géographiques du pays. L’approbation de l’action de Lula est en partie ce qui explique la candidature compétitive de Dilma Rousseff - et personne ne doute que Lula n’obtienne quelque chose de difficile dans le monde de la politique : le transfert de votes.
Difficile de rendre compte en quelques lignes d’un livre dont F.Choay dit dans sa préface qu’il « associe réflexion et combat, théorisation et idéalisme, information et critique ». Mais essayons néanmoins, s’agissant d’un livre essentiel à la réflexion et à l’action pour tout projet localisé, municipal ou intercommunal, pour un développement territorial non pas "durable" mais plutôt "soutenable" (un faux débat sémantique réglé depuis longtemps).
Certains naissent de façon posthume… C’est le cas d’Henri Lefebvre (1901-1991), en un sens, puisqu’après avoir transité par les USA, il revient en France, la crise étant son élément. En quoi des idées émises par lui, peuvent-elles nous aider à construire des possibles,des utopies concrètes ?
Pour commémorer la Journée internationale des Luttes Paysannes, le 17 avril 2010, le mouvement paysan international La Via Campesina lance un appel à toutes ses organisations membres, à ses alliés et à ses sympatisant(e)s pour qu’ils/elles s’unissent contre les entreprises multinationales qui veulent contrôler entièrement les systèmes agricoles et alimentaires dans le monde entier.
Une nouvelle religion est née, laïque, démocratique et climatologique. Elle a son catéchisme : "Le changement climatique est réel. Nous, humains, en sommes les coupables. L’apocalypse est pour demain. Nous pouvons et nous devons sauver la planète. Il s’agit d’une véritable guerre. Elle doit être déclenchée immédiatement". Cette religion a ses grands prédicateurs, télé-évangélistes renommés et fortunés, tels A.Gore, N.Hulot et Y.Arthus-Bertrand. Mais elle a aussi ses hérétiques, appelés "climato-sceptiques", promis à la fosse aux lions médiatique. Claude Allègre, qui vient de publier un nouveau livre sur ce sujet ("l’imposture climatique, ou la fausse écologie" [2]) n’est que l’un d’entre-eux, certes très médiatisé, mais il est loin d’être le seul.
Nantes connaît, depuis plusieurs décennies, d’importants changements urbains. Cette construction territoriale impulsée par la ville, qui s’élargit à la CUN et à la métropole du SCOT, est porteuse d’enjeux multidimensionnels. Les auteurs de cette étude, sous la direction de Laurent Devisme, se proposent d’examiner la façon dont s’imbriquent, dans la grande à la petite fabrique de la ville, les stratégies, les volontés exprimées, les intentions politiques et l’ordinaire de l’action de terrain. Avec cette question : existe-t-il "un urbanisme à la nantaise" ?
Henri Lefebvre (1901-1991) est le sociologue français dont les œuvres sont les plus traduites dans le monde. Aujourd’hui, un retour s’opère à la pensée d’H.Lefebvre, un mouvement mondial : un cinquantaine d’ouvrages sont parus sur lui ces dix dernières années, en anglais, allemand, espagnol, portugais et… coréen. Les géographes, bien que pris par les auteurs comme exemple de lecteurs "contingents" de Lefebvre, sont partout - à part en France - les plus actifs de ses redécouvreurs.